Saint Grégoire de Nazianze
 

docteur de l'église catholique
329 - 390
 

5 Discours sur Dieu   (http://www.migne.fr/gregoire_de_nazianze_discours_27.htm)

aussi appelés 5 Discours Théologiques, nomenclature N°27 à 31
sujet: la foi catholique sur le Trinité face aux hérésies ariennes.
Discours prononcés à Constantinople en 380, ville depuis 40 ans aux mains des ariens. En 379, l'évêque est arien et préfère partir plutôt que de souscrire une profession de foi orthodoxe. Les catholiques ne sont qu'une poignée d'hommes persécutés, apeurés, divisés. Grégoire arriva à améliorer nettement la situation au bout d'un an. Le nouvel empereur œuvrait pour rendre les églises aux catholiques fidèles à la foi du concile de Nicée.

Lettre à Basilissa

Nous sommes très bien renseignés sur la chronologie de la vie et des œuvres de Grégoire de Nazianze, parce qu'il a rédigé un grand Carmen de vita sua et que ses écrits comportent aussi - contrairement à ceux de Grégoire de Nysse - de nombreuses références à sa biographie.

Saint Grégoire de Naziance est né à Nazianze , où son père, Grégoire l'Ancien, fut évêque pendant quarante cinq ans (il est mort centenaire, en 374), ou bien dans la propriété familiale proche, près d'Arianze. Mais saint Grégoire de Naziance restant délibérément silencieux sur son enfance, la date de la naissance de saint Grégoire de Naziance ne peut qu'être supposée.

Traditionnellement on considère que Saint Grégoire de Naziance  est à peu près le contemporain de Basile (né en 329/330). Mais plusieurs historiens penchent pour l'année 326, ce qui correspondrait bien avec différentes remarques de saint Grégoire de Naziance, où saint Grégoire de Naziance apparaît plus âgé que Basile. Justin Mossay (TRE 14, p. 164s), de son côté, situe la date de naissance de saint Grégoire de Naziance vers 300. Mais tandis que cette datation permet difficilement de comprendre comment saint Grégoire de Naziance et Basile, que sépareraient alors une trentaine d'années, auraient pu faire leurs études ensemble à Césarée et à Athènes, les arguments de Mossay apparaissent parfaitement compatibles avec une date de naissance située aux environs de 326.

Saint Grégoire de Naziance se dit le plus âgé : à Constantinople, en 381, on  considère saint Grégoire de Naziance comme un « vieillard » et la mère de saint Grégoire de Naziance :Nonna, qui, selon l'Oratio XVIII, 41, avait le même âge que son mari, devait déjà avoir cinquante ans à sa naissance.

Il convient plutôt de se méfier de l'indication du Suda (vers 1000) selon laquelle saint Grégoire de Naziance serait mort en 390, à l'âge de 90 ans.
Saint Grégoire de Naziance a bénéficié d'une formation scolaire tout aussi remarquable que celle de Basile le Grand, d'abord à Césarée de Cappadoce, où ils se rencontrèrent sans doute pour la première fois, puis à Césarée de Palestine, à Alexandrie et à l'Académie d'Athènes, où saint Grégoire de Naziance fit la connaissance du futur empereur Julien et où saint Grégoire de Naziance retrouva Basile, à qui saint Grégoire de Naziance restera lié toute sa vie.

Après Basile, saint Grégoire de Naziance retourna dans sa patrie, vers 356, pour y enseigner, lui aussi, la rhétorique, mais saint Grégoire de Naziance ne tarda pas, sous l'influence de son ami, à se tourner vers la vie ascétique, et saint Grégoire de Naziance passa quelque temps avec lui dans sa communauté monastique à Annisi, au bord du fleuve Iris (province du Pont).

C'est là qu'ils travaillèrent ensemble à la Philocalie, anthologie extraite des œuvres d'Origène.
Saint Grégoire de Naziance reçut le baptême et, en 361, l'ordination sacerdotale des mains de son père, afin de l'aider dans son activité dans le diocèse de Nazianze.

Mais parce que saint Grégoire de Naziance avait l'impression qu'on lui avait fait « violence » en lui imposant l'ordination, saint Grégoire de Naziance refusa d'entrer en fonction et ne revint qu'en 362, pour la fête de Pâques, où, dans son sermon (Oratio 1), saint Grégoire de Naziance s'excusa pour ses hésitations. Suit une deuxième apologie sous forme de discours, avec un long traité sur le sacerdoce (Oratio 2), dont s'inspirera plus tard Jean Chrysostome pour son célèbre opuscule De sacerdotio.

Ici apparaît pour la première fois un trait de caractère de saint Grégoire de Naziance, qui le suivra tout au long de sa vie et qui dirigera souvent sa conduite : saint Grégoire de Naziance adorait le savoir et la rhétorique, et saint Grégoire de Naziance n'avait pas son pareil, dans ce domaine, parmi les Pères grecs du IVème siècle.
 

Saint Grégoire de Naziance mettait temporairement cette véritable passion entre parenthèses sous la pression de ceux qui l'entouraient et aussi parce que saint Grégoire de Naziance comprenait ce dont l'Église avait besoin en pratique. Mais quand - surtout parce que le tempérament plus sensible de saint Grégoire de Naziance ne lui permettait pas d'affronter les difficultés de la politique ecclésiastique aussi efficacement que le faisait Basile - saint Grégoire de Naziance pouvait se retirer pour s'adonner à des loisirs studieux, saint Grégoire de Naziance le faisait volontiers.

Dans le cadre de la multiplication des sièges épiscopaux et du renforcement du parti nicéen dans son district, après la division de la province de Cappadoce, Basile, en 372, nomma saint Grégoire de Naziance évêque de Sasima, petite ville non dénuée d'importance de par sa situation sur un nœud routier.

Saint Grégoire de Naziance refusa cependant d'occuper le siège épiscopal et saint Grégoire de Naziance continua d'aider son père jusqu'à sa mort (374) dans sa ville natale de Nazianze.

Saint Grégoire de Naziance se retira ensuite à Séleucie, en Isaurie, d'où saint Grégoire de Naziance fut appelé, après la mort de l'empereur Valens (9 août 378) à diriger la petite communauté nicéenne de la capitale.
Mais la grande majorité des chrétiens de la capitale relevant de la confession arienne, sous la direction de l'évêque Démophile, saint Grégoire de Naziance résida dans une maison privée (la future église Anastasia), où saint Grégoire de Naziance donna en 380 les célèbres Cinq Discours théologiques, dans lesquels saint Grégoire de Naziance expliquait la doctrine trinitaire nicéenne, et qui valurent à saint Grégoire de Naziance le titre honorifique de « Théologien » (attesté pour la première fois dans les actes du concile de Chalcédoine, en 451).

Jérôme se trouvait parmi les auditeurs. Immédiatement après son entrée à Constantinople, le 24 novembre 380, l'empereur Théodose contraint l'évêque Démophile à quitter la ville et il installe saint Grégoire de Naziance évêque de la capitale.

Le concile de Constantinople (381 )  reconnaît saint Grégoire de Naziance comme tel et lui confie à saint Grégoire de Naziance la présidence du concile après la mort de Mélèce d'Antioche.

Saint Grégoire de Naziance ne réussit pas cependant à parvenir à un accord acceptable entre les différents partis ni sur le schisme de Mélèce à Antioche ni sur le symbole. Au contraire, saint Grégoire de Naziance est tellement attaqué de tous côtés qu'on reproche  à saint Grégoire de Naziance même son transfert sur le siège épiscopal de Constantinople, qui serait illégal, puisque saint Grégoire de Naziance est déjà évêque de Sasima.

Saint Grégoire de Naziance offre sa démission, que l'on accepte volontiers. Saint Grégoire de Naziance prend congé en donnant son célèbre discours d'adieu (Oratio XLII). saint Grégoire de Naziance revient à Nazianze avant même la fin du concile et saint Grégoire de Naziance administre le diocèse jusqu'à la consécration épiscopale de son cousin Eulalius, en 383.

saint Grégoire de Naziance se retire ensuite dans la propriété familiale près d'Arianze où saint Grégoire de Naziance meurt, probablement en 390.

La dernière partie de la vie de saint Grégoire de Naziance, à partir de sa nomination à Constantinople (379), représente la période la plus féconde de l'activité littéraire de saint Grégoire de Naziance. C'est à cette époque que nous devons la moitié des 44 sermons conservés, la plupart des 249 lettres et la plus grande partie de ses poèmes.

Les restes de saint Grégoire de Naziance reposent depuis le 11 juin 1580 dans la première croisée gauche de Saint-Pierre de Rome (Italie).

Les Poèmes Saint Grégoire de Naziance

Saint Grégoire de Nazianze n'est certes pas le premier à avoir donné une forme poétique à des matériaux théologiques et à des thèmes chrétiens, mais saint Grégoire de Naziance est le premier à avoir conçu une œuvre poétique importante et d'une composition accomplie : dix-sept mille vers qui n'ont pas leur pareil dans la patristique grecque.

Ses carmina, dont la plupart ont été composés après le retour de saint Grégoire de Naziance à Constantinople, lors de sa retraite à Arianze, où saint Grégoire de Naziance resta jusqu'à sa mort, comprennent des poèmes didactiques, des hymnes, des élégies et des épigrammes dans leurs mètres traditionnels, auxquels saint Grégoire de Naziance ne déroge pas pour l'essentiel : hexamètres, distiques et iambes.

Saint Grégoire de Naziance aborde des thèmes dogmatiques, moraux, autobiographiques et lyriques avec l'intention explicite (Carmen II, l, 39) de présenter le message chrétien sous une forme plus agréable et plus abordable, en choisissant le style poétique, et d'adjoindre à la poésie hellénistique une poésie chrétienne d'égale valeur. La qualité des poèmes de saint Grégoire de Naziance répond définitivement au reproche qui était jadis fait aux chrétiens, dans une visée polémique, de manquer de culture et d'une littérature digne de ce nom.

Quant au drame Christus patiens, attribué à saint Grégoire de Naziance, André Tuilier et Francesco Trisoglio ont à nouveau, récemment, plaidé pour son authenticité, mais leur argumentation n'est pas convaincante, comme l'a montré Bernhard Wyss (RAC 12, p. 812). Ce texte pourrait bien dater du XIIe siècle.

Les Discours de Saint Grégoire de Naziance

Le Corpus des Mauristes compte 45 discours et sermons de saint Grégoire de Naziance, mais le n° 35 n'est pas de lui. Leur chronologie s'étend de la consécration épiscopale de saint Grégoire de Naziance, en 362, à la retraite de saint Grégoire de Naziance à Arianze, en 383, et la moitié date d'après la nomination  de saint Grégoire de Naziance à Constantinople, en 379.

Il s'agit, pour une part, de discours donnés oralement, que saint Grégoire de Naziance a lui-même préparés pour la publication, tandis que d'autres sont des pièces écrites sous forme de discours. C'est certainement le cas des Orationes IV et V, qui sont des invectives contre l'empereur Julien l'Apostat, après sa mort.

Tous les Discours de saint Grégoire de Naziance se distinguent non seulement par sa maîtrise de la rhétorique, mais aussi par son habileté à présenter de façon convaincante et claire des solutions aux problèmes théologiques les plus ardus de son temps. C'est particulièrement vrai des Cinq Discours théologiques (XXVII-XXXI), que saint Grégoire de Naziance appelait déjà ainsi lui-même (Oratio XXVIII, 1) et qui ont le plus contribué à conférer à saint Grégoire de Naziance le titre de « Théologien ».

Saint Grégoire de Naziance les a donnés pendant qu'il était à Constantinople (379-381), probablement en 380, dans la maison privée où il avait élu domicile, qui deviendra plus tard l'église Anastasia, car la cathédrale, l'église des Apôtres, était encore aux mains de l'évêque arien.

« Théologique » et « Théologien » doivent se comprendre ici dans le sens strict du christianisme antique, comme « doctrine de Dieu » : il s'agit de la présentation de la doctrine orthodoxe de la Trinité, face aux néoariens (eunomiens) et aux macédoniens (pneumatomaques).

Outre la justification brillante de la doctrine traditionnelle de Dieu, celle de Nicée, saint Grégoire de Naziance trouve la formulation d'avenir de la « procession » de l'Esprit du Père, à la différence de la «génération » du Fils, et saint Grégoire de Naziance  est le premier à appliquer le concept de consubstantialité  au Saint-Esprit.
Ce faisant saint Grégoire de Naziance va plus loin que Basile et, grâce à cette terminologie plus précise, saint Grégoire de Naziance affine non seulement la compréhension du Saint-Esprit dans la Trinité, mais saint Grégoire de Naziance prépare aussi les compléments pneumatologiques apportés au Symbolum Nicaenum ( Symbole de Nicée) par le concile de Constantinople, qui se tient peu après (381).

Les Lettres de Saint Grégoire de Naziance

Saint Grégoire de Naziance - suivant en cela l'exemple des auteurs classiques - a publié lui-même un premier recueil de ses Lettres, et dans la Lettre 51, saint Grégoire de Naziance expose brièvement la théorie du genre littéraire épistolaire (cf. Excursus 2. 4), ce que saint Grégoire de Naziance est le seul auteur chrétien à faire.

Sur les 249 Lettres conservées, les numéros 246-248 se retrouvent aussi dans le corpus de Basile le Grand, sous les numéros 169-171 ; le n° 243 est considéré comme non authentique et le doute plane sur le n° 241. De bout en bout, il s'agit, formellement, de lettres travaillées avec art, mais leur contenu est celui de la correspondance ordinaire d'un homme cultivé et d'un évêque.

Les Trois Lettres théologiques (aux côtés des Cinq Discours théologiques) revêtent une importance théologique toute particulière : les numéros 101 et 102, de l'été 382, au presbytre Cledonius, qui dirigea le diocèse de Nazianze pendant la vacance du siège après la mort de Grégoire l'Ancien (374), et la Lettre 202 (vers 387) à Nectaire, successeur de saint Grégoire de Naziance et prédécesseur de Jean Chrysostome sur le siège patriarcal de Constantinople (381-397).
Nectaire n'était pas un théologien : au moment de son élection, il était sénateur et encore catéchumène. Aussi ne s'occupa-t-il guère des questions théologiques brûlantes de son temps, mais il réussit, contrairement à son prédécesseur et à son successeur, à éviter les démêlés avec le peuple de l'Église et avec la cour impériale. Saint Grégoire de Naziance lui adresse la Lettre 202 pour l'inciter à la prudence face aux intrigues incessantes des ariens, des macédoniens et des apollinaristes ; elle doit également lui servir de petit aide-mémoire de théologie.

Alors que les Cinq Discours théologiques avaient clarifié l'un des grands problèmes théologiques de l'époque, la doctrine trinitaire, face aux ariens et aux pneumatomaques, les Trois Lettres théologiques traitent surtout de l'autre question théologique, celle de la christologie, dans la discussion contre Apollinaire.

La Lettre 101 § 32 définit, sous une forme décisive et porteuse d'avenir, la plénitude des deux natures dans le Christ : « Ce qui n'est pas assumé reste non guéri ; mais ce qui est uni à Dieu, cela est aussi sauvé.»
La distinction des natures, comme "allo kaï allo" [phonétisation du grec], à la différence de celle des trois personnes dans la Trinité, comme "allos kaï allos" (101 § 20-21), complète la formulation.

Le concile d'Éphèse de 431 invoquera un long extrait de la Lettre 101 et le concile de Chalcédoine (451) la reprendra tout entière dans ses actes.

Les ouvrages et la théologie de saint Grégoire de Naziance ont connu une grande diffusion et exercé une grande influence, ainsi qu'en témoignent les manuscrits grecs de ses discours (plus de 1 200), les traductions en latin et dans les langues orientales, ainsi que les nombreuses scolies.
Après et aux côtés d'éditions partielles et d'editiones minores des écrits de saint Grégoire de Naziance, paraissent depuis 1977, sous le patronat de la Görres-Gesellschaft, les editiones majores des poèmes et des discours, sous la direction de Justin Mossay (Louvain) et de Martin Sicherl (Münster), avec la participation de nombreux collaborateurs internationaux.
 
 

Éditions des Oeuvres Complètes de Saint Grégoire de Naziance:

- Patrologie Grecque de l'abbé Migne PG 35-38.
- Corpus Nazianzenum = CChr.SG 20.27, 1988-1992.
 
 

Vie et Œuvre de Saint Grégoire de Naziance

- BENOÎT (A.), Saint Grégoire de Nazianze, sa vie, ses œuvres et son époque, Marseille-Paris, 1876

- FLEURY (E.), Grégoire de Nazianze et son temps, ETH, 1930

- GALLAY (P), La Vie de saint Grégoire de Nazianze, Lyon-Paris, 1943.

- COULIE (B.), Les Richesses dans l'œuvre de saint Grégoire de Nazianze. Étude littéraire et historique = PIOL 32, 1985.

- BERNARDI (J.), Saint Grégoire de Nazianze. Le théologien et son temps (330-390) Paris, 1994.

- BERNARDI (J.), Saint Grégoire de Nazianze (Initiation aux Pères de l'Église), Paris, 1995.
 

Les éditions des Poèmes Saint Grégoire de Naziance

Pas de traduction française à notre connaissance des Poèmes de saint Grégoire de Naziance.
Merci de pallier notre ignorance si nous faisons erreur.
 

Les éditions des Discours Saint Grégoire de Naziance

Traductions françaises

- Discours I-3, dans BERNARDI (J.) = Sources Chrétiennes, éditions du Cerf, Paris, N° 247, 1978.

- Discours 27-31, dans GALLAY (P) = Sources Chrétiennes N° 250, 1978.

- Discours 20-23, dans MOSSAY (J.) = Sources Chrétiennes N° 270, 1980.

- Discours 24-26, dans MOSSAY (J.) = Sources Chrétiennes N° 284, 1981.

- Discours 4-5, dans BERNARDI (J.) = Sources Chrétiennes N° 309, 1983.

- Discours 32-37, dans GALLAY (P.) et MORESCHINI (C.) = Sources Chrétiennes N° 318, 1985.

- Discours 38-41, dans GALI.AY (P.) et MORESCHINI (C.) = Sources Chrétiennes N° 358, 1990.

- Discours 42-43, dans BERNARDI (J.) = Sources Chrétiennes N° 384, 1992.

- Cinq discours sur Dieu, dans GALLAY, PF 6I, 1995.

Les éditions des Lettres Saint Grégoire de Nazianze

JOURJON (M.) = Sources Chrétiennes, éditions du Cerf, Paris, N°208, 1974.
 

le 14ème discours  de Saint Grégoire est consacré aux devoirs de charité envers les malheureux
les Lettres 107 à 114 et 116 à 119 portent sur l'importance du silence.

Texte rédigé avec modifications d'après Hubertus R. Drobner Les Pères de l'Eglise, Paris, Desclée, avril 1999, ISBN 2-7189-0693-6

 

http://jesusmarie.free.fr/index