Saint Isidore de Séville
docteur de l'église catholique -  saint patron de l'Internet
vers 560 - 636

Malgré l'importance de tout premier plan de saint Isidore pour l'Église espagnole wisigothique de son temps et l'impact des écrits de saint Isidore  sur le Moyen Age, nous ne savons que peu de choses de la vie saint Isidore.

Saint Isidore est issu d'une famille romaine, peut-être d'origine grecque, de la ville de Carthaginiensis (l'actuelle Carthagène), au sud-est de l'Espagne où  saint Isidore  est sans doute né vers 560. La famille de saint Isidore est allée s'établir à Hispalis (l'actuelle Séville), peut-être à cause de l'occupation de leur ville par les Byzantins, dans le cadre de la réunification de l'empire sous Justinien, en 552 ou en 555.
Saint Isidore y a sans doute fréquenté l'école épiscopale, où il a acquis une vaste culture, qui se reflétera dans son oeuvre encyclopédique.

Comme plusieurs membres de sa famille,  saint Isidore choisit, lui aussi, la carrière ecclésiastique et succéda finalement, sur le siège métropolitain de Séville, à son frère aîné, Léandre (qui s'était lié d'amitié à Constantinople avec saint Grégoire le Grand), entre 599 et 601. Il avait été le témoin de la conversion des Wisigoths de l'arianisme au catholicisme (587/589), et tout au long des trente-cinq années de son pontificat, il assista aux luttes pour l'unification nationale de l'Espagne, à l'expulsion définitive des Romains (621) et - au terme de deux siècles de luttes et d'invasions - à titre de métropolite du siège le plus ancien et président du quatrième concile de Tolède (633),  saint Isidore  mit son autorité à contribution pour réorganiser l'Église catholique et l'intégrer dans le royaume des Wisigoths.

Saint Isidore  mourut en 636, probablement le 4 avril. Le pape Innocent III conféra à saint Isidore en 1722 le titre de « docteur de l'Église ».

Saint Isidore a laissé une oeuvre encyclopédique, qui a recueilli tout le savoir de son temps, et l'a transmis au Moyen Age.
Saint Isidore est, entre autres, l'auteur d'une
        ° histoire des Goths,d'une histoire  des Vandales et des Suèves, Saint Isidore a rédigé également une   ° chronique qui prolonge les ouvrages d'Eusèbe et de saint Jérôme,
saint Isidore est aussi l'auteur des
        ° manuels d'exégèse, d' une série d'
        ° écrits portant sur les sciences de la nature (
                        De natura rrum,
                        Differentiae,
                        Synonyma),
        ° d'un recueil De haeresibus à partir de saint Augustin et de saint Jérôme,
        ° un livre De ecclesiasticis officiis,
        ° ainsi qu'une règle monastique.
        ° La suite qu'il a donnée aux ouvrages d'histoire littéraire De viris illustribus de saint Jérôme et de Gennade, sous le même titre, revêt une importance toute particulière pour la patrologie. Saint Isidore les a surtout complétées avec des auteurs espagnols, et Ildefonse de Tolède ( + 667) y rajoutera plus tard quatorze autres personnalités espagnoles, dont sept évêques de Tolède.
 

Deux écrits de saint Isidore sortent du lot : leur caractère enryclopédique en a fait des manuels du savoir théologique et profane du Moyen Age.
 

Les Etymologies de saint Isidore de Séville

rassemblent, en vingt livres, tout le savoir linguistique, historique, culturel et scientifique, mais aussi théologique de son temps, de l'apprentissage scolaire des « arts libéraux» (grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie) à la science militaire, aux jeux,à la navigation, aux ustensiles domestiques et aux aliments, en passant par la médecine, le droit, la chronologie, l'histoire, l'Église, la théologie, la politique, les langues, l'anthropologie, les sciences de la nature, la géographie, l'architecture et l'agriculture.

Seul le livre X ne contient que des étymologies, mais toute l'oeuvre porte ce nom parce que saint Isidore est convaincu - suivant en cela l'Antiquité - que la langue et son analyse donnent accès à la compréhension de la réalité.

À la mort de saint Isidore, l'ouvrage restait inachevé et c'est son disciple Braulio, évêque de Saragosse (631-651), qui l'acheva et le publia vers 630.
 

Les Sentences de saint Isidore de Séville

sont l'oeuvre théologique complémentaire des Etymologiae et le premier grand témoignage de la grande influence des Moralia in Iob de Grégoire le Grand.
Saint Isidore en tire une éthique religieuse complète en trois parties (dogmatique, spiritualité, morale) pour la communauté wisigothique maintenant solidement intégrée dans l'État.

d'après Hubertus R. Drobner Les Pères de l'Eglise, Paris, Desclée, avril 1999, ISBN 2-7189-0693-6

Bibliographie de Saint Isidore de Séville
 

Éditions des Oeuvres complètes:

Patrologie Latine publiée par l'abbé Migne au XIXème siècle, Tomes  81 à 84.
PLS IV, p. 1801-l806.

Oeuvres de Saint Isidore de Séville

Commonitiuncula ad sororem

De differentis verborum

De haeresibus

De natura rerum, traduit en français par J. FONTAINE, Bordeaux, 1960.

De ortu et obitu patrum

De variis quaestionibus

De viris illustribus

Epistulae ( lettres)

Taionis et Isidori nova fragmenta et opera

Historia Gothorum ( Histoire des Goths)

Chronica (Chroniques)





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